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  Un peu de technique (argentique, çà commence pas un peu à faire rétro ??!!)
et de savoir vivre (çà, çà vieillit pas......... euuuuuuhhh????)

   
A peu près toutes les photos de spectacles présentées ici ont été faites au Leice R3 sans moteur.
L'idéal pour ce type de prise de vues, pour des spectacles professionnels, est d'avoir la possibilité d'être le plus silencieux
possible (très apprécié par les artistes sur scène). Evitez absolument le flash les deux coudes sur la scène. Je l'ai déjà vu,
et le photographe a eu droit à plein de jolis noms d'oiseaux.
J'ai lu quelque part que la meilleure place est le troisième rang au centre. C'est pas faux, mais vous êtes au milieu des spectateurs
et cela réduit votre champ d'action. N'hésitez pas à rester sur les escaliers près de la scène, ou au fond de la salle, et approchez-
vous dès que la lumière baisse. Si la scène vous arrive  à la taille, baissez-vous ! certains paient pour voir le spectacle (si ! si !), vous
risquez de prendre un appreil sur la tête et si c'est un Leica il n'y a pas beaucoup de plastique dedans ! Donc attention aux personnes
derrière vous.
 

Pour le matériel : deux boitiers Leica R3 avec 1.8 de 50mm et 2.8 de 90mm. J'ai également travaillé avec un Canon EOS 5
avec un 28-80mm ouvrant à 2.8. Evitez le sur-équipement ! Un ou deux boitiers, deux ou trois optiques, c'est suffisant.
Plusieurs marques aujourd'hui offrent des appareils silencieux, avec autofocus et rembobinages automatiques peu bruyant. Mais quand
même, si à ce moment là le spectacle est calme, étouffez le bruit du rembobinage avec un blouson, contre votre ventre, etc.
Du côté des pellicules, si vous souhaitez présenter vos photos aux organisateurs, la moyenne est d'une dizaine. C'est la mienne.
Noir ou couleur.
 

Noir ou couleur ? Pour ma part j'ai toujours préféré le noir et blanc,  qui donne une autre dimension aux photos de spectacles et le plaisir (pas toujours) de faire ses propres tirages soi-même tout en ayant une très bonne qualité d'image. Ce qui est plus technique en couleur.
 

Pour le noir et blanc : Tri-X de kodak ou HP5 d'Ilford, développement Acufine (c'est le révélateur parfait pour les photos de spectacles, qui donne à la pellicule une sensibilité de 1000 iso avec un grain extrèmement fin et une très large gamme de gris). On peut trouver ce révélateur dans des magasins comme Prophot à Paris, qui fait de la VPC.
 
Pour la couleur le négatif est plus souple au tirage que la diapositive. Dans les 1000 iso lumière du jour j'ai tendance à préférer la Fuji à la Kodak qui est un peu plus fine. Mais c'est affaire de goût. Si vous faites du négatif, lorsque vous déposerez vos pellicules au labo n'oubliez pas de prévenir le tireur de supprimer la dominante rouge, c'est impératif pour avoir le rendu des lumières au plus juste. Et un bon laborantin peu faire des miracles. Dans les magasins de type Photo Station ou autres, il faut noter cette info sur la pochette.
 

Au retour des travaux vous n'avez plus qu'à choisir "la" bonne photo et  la présenter aux intéressés. Je plaisante, je plaisante !
Faites malgré tout un choix, trop de photos redondantes gènent celui qui va vouloir vous en acheter. Numérotez pellicules et photos, reportez ces numéros sur chaque photo, mettez tout cela dans un bel album et montrez votre travail aux intéressés.
Et bonne chance !